La violence faite aux femmes et aux enfants est un problème majeur dans le nord du Nicaragua. Un travail de formation contre la violence et le sexisme et des campagnes d’informations contre la violence domestique permet d’améliorer la situation.

Plus de la moitié des victimes de violences physiques et sexuelles ont moins de 18 ans. Mais les femmes s’organisent pour pouvoir répondre à cette situation. Le réseau de femmes Ana Lucila (page facebook en espagnol), qui porte le nom d’une femme assassinée par son mari parce qu’elle s’engageait publiquement pour les droits des femmes, rassemble environ 4000 femmes actives. Parmi elles, nombreuses sont celles qui ont été victimes de violence. En partenariat avec des centres de conseils professionnels de la capitale du département Matagalpa, elles ont mis en place un réseau de lieux d’accueil pour les victimes dans 18 municipalités du nord du pays et travaillent en étroite collaboration avec les autorités compétentes. Ces femmes proposent des interventions en cas de crise et un accompagnement psychologique aux victimes de violence, ainsi que des conseils juridiques lors de plaintes contre l’auteur.

A travers un travail permanent de sensibilisation et de prévention via des formations continues pour les autorités, des formations contre la violence et le sexisme dans les écoles, des campagnes, des émissions de radio et une série télévisée (telenovela), ces femmes ont brisé le tabou de la violence domestique.