Les travailleurs agricoles, ainsi que ceux « à compte propre » comme se désignent eux-mêmes les marchand-e-s de rue, les chauffeurs de taxi et les marchand-e-s ambulant-e-s, appartiennent aux couches sociales les plus pauvres de la Nicaragua. Solidar Suisse les soutient dans leur lutte pour de meilleures conditions de travail.

Ils n’ont pas de salaire fixe et ne sont socialement pas assurés. Dans nombre de plantations de café, de bananes et de cannes à sucre, les travailleurs n’obtiennent même pas le salaire minimum légal. Les marchand-e-s de rue se font quant à eux souvent expulser. Et cela bien que le secteur informel et les exportations agricoles représentent les secteurs économiques les plus importants du pays. Afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, Solidar soutient la fédération syndicale des travailleurs et travailleuses agricoles ATC et les travailleurs et travailleuses à compte propre de la CTCP.

Conseils juridiques et formations pour le monde agricole

En collaboration avec Solidar, l’ATC a offert une formation juridique à des travailleurs et travailleuses agricoles. Dix centres de consultations juridiques, répartis dans tout le pays, soutiennent les travailleurs dans plus de 2000 procès chaque année, et plus de 15’000 personnes trouvent conseil en matière de droits syndicaux et du travail. Dans plus de 80 % des cas, les centres de consultation l’emportent devant les tribunaux. L’ATC s’engage en outre dans le dialogue social avec le Ministère du travail et des entreprises privées pour une augmentation des salaires minimaux, le respect du droit du travail, une amélioration de l’hébergement et de la prise en charge des enfants dans les plantations. Depuis 2013, Solidar propose aussi des formations pour les travailleurs et travailleuses agricoles. Celles-ci leur permettent la plupart du temps d’augmenter leur salaire.

Assurances sociales dans le secteur informel

La CTCP s’engage pour l’introduction d’un système d’assurances sociales pour les travailleurs et travailleuses à compte propre. Dans la capitale Managua, elle a fait aboutir la construction de sanitaires près des stands ainsi que la légalisation d’un marché. Dans leur activité quotidienne, les activistes de la CTCP font l’expérience d’une reconnaissance sociale par la population et les autorités jusqu’alors inédite. Car ils contribuent à la sécurité et à l’organisation autour des gares routières souvent chaotiques, sur les marchés et aux croisements de rues.

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José