Abdoulaye Ilboudo a 21 ans et vit dans la ville de Boussé au Burkina Faso. Il participe à un projet de formation de Solidar Suisse et souhaite travailler comme boulanger. Voici son histoire.

«J’ai grandi dans une grande pauvreté avec mes 4 frères et sœurs. Je ne peux pas dire que j’ai eu une enfance heureuse. Nous n’avions qu’un seul repas par jour. Même pour nous habiller, nous avions des difficultés. Mon père était agriculteur – il n’avait pas d’autre revenu.

J’ai été à l’école jusqu’à la première année de collège. Dans ma famille, j’ai été le seul à aller au collège. Mais j’ai dû arrêter parce mes parents ne pouvaient pas financer ma formation.

Quand j’ai quitté l’école, j’ai décidé de travailler dans une mine d’or. J’avais entendu qu’il y avait là de quoi gagner de l’argent. J’avais 16 ans et je travaillais beaucoup et très dur. Avec du cyanure, nous extrayions l’or de la roche. Je savais que le travail avec des produits chimiques est très dangereux et que je mettais ma vie en jeu avec ce travail.

Je viens de laisser tomber mon travail dans la mine parce que je n'ai pas gagné autant d’argent que je l'espérais. Ma journée de travail durait de 7 heures du matin jusqu’à 18h et mon chef me payait à la fin du mois environ 10 000 F (16 CHF). Avec ce revenu je ne pouvais même pas me payer de l’eau pour une douche par semaine, sans parler de soutenir mes parents financièrement. Aujourd’hui je suis à nouveau sans travail et dans la misère. Je n’ai même pas assez d’argent pour me nourrir moi-même».

Ilboudo , junger Mann in Burkina Faso

Un avenir comme boulanger

«Avec la formation que Solidar Suisse m’offre, j’espère trouver un meilleur emploi et sortir de la pauvreté. Pour m’installer comme boulanger, j’aurai encore besoin  de soutien matériel. Mon rêve c’est de pouvoir travailler comme boulanger et de pouvoir gagner assez d’argent pour moi et ma famille».

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