5 Nov 18

Pour Carlo Sommargua, président de Solidar Suisse, voter «non» à l'initiative d'autodétermination est aussi un acte de solidarité avec les personnes dont les droits fondamentaux sont systématiquement violés.

Notre travail à Solidar Suisse nous rappelle au quotidien quelles sont les conséquences dramatiques des violations des droits humains à travers le monde. Au-delà de la Russie de Poutine, de la Chine de Xi Jinping, de la Turquie d’Erdogan ou encore de l’Arabie Saoudite qui font les titres des journaux, il y a de très nombreux gouvernements qui violent les droits humains à travers le monde! Conséquences : les droits de libre expression, de réunion, d’association et de garantie de la sphère privée sont bafoués. Les conditions de vies et de travail des populations concernées, le plus souvent dans des pays en développement, en sont brutalement affectées.

Pour soutenir ces populations en souffrance, il nous faut, ici en Suisse, un cadre légal garantissant les droits humains, afin d’assurer notre propre liberté, mais aussi notre solidarité avec ceux qui n’en dispose pas. Or les droits fondamentaux résultent de la Convention européenne des droits de l’homme. L’initiative sur l’autodétermination, lancée par les milieux nationalistes, vise clairement à remettre en cause l’adhésion de la Suisse à cette convention. Un affaiblissement inadmissible des droits humains.

Le 25 novembre, il ne suffit pas de dire NON ; il faut effectivement voter NON !

Carlo Sommaruga
Président de Solidar Suisse

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