9 Sep 15
Iwan Schauwecker

Le gouvernement chinois continue sa traque contre les ONG et particulièrement celles actives dans la défense des droits du travail. Fin juin, le bureau de l'ONG Xiangyanghua (“Sunflower Social Service Centre”) à Guangzhou (Canton) a été fermé. En août, Gongxianxing, une organisation partenaire de Solidar, a connu le même sort.

Guangzhou, avec ses 10 millions d'habitants, est la troisième plus grande ville de Chine et "l'usine du monde". Dans ses milliers de fabriques, des marchandises sont produites pour le monde entier. Les droits des travailleurs et travailleuses y jouent un rôle plus que secondaire: de nombreuses entreprises chinoises et étrangères ne respectent pas la législation chinoise sur le travail et exploitent la main-d'oeuvre. Ces dernières années, quelques ONG se sont installées à Guangzhou afin d'améliorer la situation.

Un activisme pas toléré

Ces ONG ne sont pas en odeur de sainteté auprès des autorités. C'est le cas Xiangyanghua. En 2011, l'ONG a mis sur pied des programmes de loisir pour les travailleurs migrants et a développé des formations pour les travailleurs sur les droits du travail et les questions relatives à la santé au travail. A partir de 2013, Xiangyanghua a fourni son aide dans les négociations ayant lieu entre les employé-e-s et les directions des entreprises. Un activisme qui n'est pas bien passé auprès des autorités: le bureau a dû déménagé plusieurs fois et a été définitivement fermé en juin. Le même sort a touché notre organisation partenaire Gongxianxing il y a quelques semaines. Les raisons précises de cette fermeture ne sont à l'heure actuelle pas clairement établies.

Share buttons Header Image

Newsletter