7 Sep 15
Caspar Zollikofer

A Manchester, Solidar a eu l'occasion de dialoguer avec la Fifa . La rencontre, qui a eu lieu dans le cadre de la convention SoccerEx, a porté sur l'impact des grands événements sportifs sur les droits humains et en particulier sur la situation des travailleurs sur les chantiers de construction des stades pour les Mondiaux en Russie et au Qatar. La Fifa s'est révélée ouverte au dialogue: à l'avenir elle compte accorder plus d'importance aux droits humains. Mais pour ce qui concerne le Qatar et la Russie, elle n'est visiblement pas prête à en faire plus.

Les écrans lumineux du centre de conférence de Manchester font défiler des images de footballeuses en foulard avec des slogans tels que "le football pour l'espoir". Dans le hall, une ancienne gare ferroviaire, la foire commerciale du football SoccerEx a lieu ces jours . On y trouve des distributeurs de droits sportifs, des chaînes de télévision, des fabricants de maillots, mais aussi quelques ONG qui considèrent le football comme une opportunité de développement social et économique. A l'invitation de "Terre des hommes", Solidar a fait le voyage à Manchester pour participer à un débat intitulé "The Challenges of Mega Sporting Events" à laquelle la Fifa a été aussi conviée.

Souffrir pour des événements sportifs?

Dans le grand hall climatisé, il n'est pas évident de se mettre dans la peau d'un travailleur qui coule une dalle en béton sous 50 degrés au Qatar. Mais c'est exactement de cela qu'il s'agit: personne ne doit souffrir pour l'organisation d'une Coupe du monde ou de Jeux olympiques. Et les grands événements sportifs doivent avoir un effet positif pour le développement de la région, ou alors doivent simplement disparaître. C'est le message que Solidar a pu faire passer auprès du public.

Une lueur d'espoir pour les droits humains

La discussion avec la Fifa peut se résumer ainsi: il existe un petit espoir que les droits humains soient renforcés dans le contexte des Mondiaux. La Fifa s'engage à intégrer les "principes directeurs de l'ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l'Homme" dans l'organisation des futures Coupes du monde. Une promesse qui n'aura cependant pas d'influence sur la situation en Russie et au Qatar. Ceci montre tout de même que les fortes critiques adressées à la Fifa depuis des années portent progressivement leurs fruits. Mais pour que l'on passe des annonces à un engagement contraignant, la société civile doit continuer à faire pression sur la Fifa, et en particulier sur le nouveau président qui sera élu début 2016.

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