Dimanche, 11. Octobre 2020

Un document intitulé « Rapport de Solidar, réalité ou mensonge » réalisé par la radio burkinabé Tan Konnon a récemment été mis à la disposition des médias suisses. Ce document contient des informations mensongères sur la manière dont nous avons réalisé notre enquête sur le travail des enfants dans les champs de coton au Burkina Faso. La radio est parrainée par Isabelle Chevalley (pvl), opposante à la campagne pour des multinationales responsables. Cette dernière a déjà dénigré à plusieurs reprises le travail de Solidar Suisse. Solidar Suisse regrette profondément cette volonté de nuire à son image et au sérieux de son travail.

Le contexte

En janvier 2019, Solidar Suisse a rendu publique une enquête qui révèle que le travail des enfants, bien qu’interdit par la législation burkinabé et les conventions internationales (Organisation internationale du travail), est largement répandu dans les champs de coton au Burkina Faso. Cette activité nuit à la santé et à la scolarisation de ces enfants, et donc au développement économique du pays. Solidar Suisse y critique l’attitude de deux traders suisses qui jouent un rôle majeur dans le négoce de cette matière première. 

Cette enquête s’est appuyée en amont sur une recherche quantitative et qualitative réalisée par l’institut CERFODES, centre de recherche burkinabé reconnu. Plusieurs voyages au Burkina Faso ont été réalisés afin de compléter cette étude.

Suite à cette enquête, les deux traders ont reconnu la gravité de la problématique soulevée et se sont engagés à agir là-contre. Des échanges et contacts ont eu lieu depuis entre Solidar Suisse et ces traders.

Solidar Suisse a mis en œuvre un projet sur le terrain afin de lutter contre le travail des enfants. Celui-ci bénéficie de la confiance et du soutien financier de la coopération allemande (GIZ).

Les faits

Le rapport de la radio Tan Kon Non accuse Solidar Suisse d’avoir mis en scène les photos du rapport et d’avoir menti aux parents pour pouvoir faire ces photos. Ces allégations sont fausses :

  • Les parents et les enfants ont reçu des explications sur l’utilisation prévue de ces photos. 
  • Des fiches de consentement ont été signées par les parents ou les représentants légaux des enfants.
  • Solidar Suisse n’a fait aucune promesse d’aide directe aux agriculteurs. 

Par ailleurs, ce rapport contient de nombreuses erreurs factuelles et imprécisions.

Conclusion

Solidar Suisse est présent au Burkina Faso depuis 1974. Elle jouit sur place d’une notoriété et d’une excellente réputation, autant de la part de la population que des autorités politiques.

Solidar Suisse réalise des enquêtes très documentées sur les conditions de travail à l’étranger (coton au Burkina Faso, usines de jouet en Chine, huile de palme en Malaisie, etc.). Leur sérieux a toujours été reconnu par les multinationales dénoncées, les médias qui ont repris nos enquêtes et les autres parties prenantes concernées.

Solidar Suisse regrette profondément cette volonté de nuire à sa réputation et de détourner l’attention des problèmes économiques et sociaux dénoncés.

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Documents:

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Baumwollreport Solidar SuisseBaumwollreport Solidar SuisseDie neue Untersuchung von Solidar Suisse zeigt, dass in Burkina Faso 250 000 Kinder auf Baumwollfeldern arbeiten müssen. Von dieser illegalen Praxis profitieren auch Schweizer Baumwollhändler.

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