La planète n’a jamais compté autant de jeunes qu’aujourd’hui: 1,8 milliard ont entre 10 et 24 ans. Leur garantir des perspectives d'avenir est essentiel pour le bon développement du monde.

Même s’ils exercent une activité rémunérée, des millions de jeunes gens âgés de 15 à 24 ans vivent dans la pauvreté. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), près de quatre jeunes personnes actives sur dix sont pauvres. La situation s’améliore à partir de 25 ans : dans ce groupe, la part des travailleurs pauvres diminue légèrement. Les jeunes sont davantage touchés, non seulement par la pauvreté, mais aussi par le chômage : dans la plupart des pays, le taux de chômage des jeunes est deux, voire trois fois supérieur à celui des plus de 25 ans. Bien trop souvent, le système éducatif ne prépare que très mal les jeunes aux exigences du marché de l’emploi. De plus, les jeunes sont davantage exposés aux variations de la conjoncture. En période de crise, ils sont les premiers licenciés ou à ne pas trouver de poste. Pour beaucoup, l’entrée dans le monde du travail s’avère donc difficile.

Taux de chômage élevé et emplois informels

C’est en Europe du Sud et du Sud-Est, dans le monde arabe et en Afrique australe que les jeunes peinent le plus à trouver du travail. La peu glorieuse première place du classement revient à la Bosnie et Herzégovine, où le chômage des jeunes atteint au moins 65 %. Dans ce pays où l’économie va mal et dont le système éducatif est obsolète, environ deux tiers de jeunes qui cherchent un emploi n’en trouvent pas.

Il peut être surprenant de constater que certains pays parmi les moins développés affichent un taux de chômage des jeunes nettement plus faible que des États industrialisés, comme la France (24%), l’Italie (39%) ou l’Espagne (47%). Au Burkina Faso (5%), par exemple, ce taux est inférieur à celui de la Suisse (7 %). Dans les pays en développement, la proportion de jeunes qui exercent une activité rémunérée est donc plus élevée qu’en Europe. Leur revenu suffit toutefois à peine pour vivre : au Burkina Faso, par exemple, deux jeunes actifs sur cinq vivent dans la pauvreté. Il convient par ailleurs de relativiser les faibles taux de chômage des jeunes dans les pays en développement. Bien qu’ils n’occupent pas un emploi régi par la loi, beaucoup de jeunes n’entrent pas dans les statistiques des sans-emploi. Ils appartiennent aux 80 % de jeunes actifs qui travaillent dans le secteur informel.

Des solutions existent

Solidar Suisse s'engage depuis des années en faveur de la jeune génération. Les projets favorisent la participation des jeunes, permettent de lutter contre la violence envers les filles et les jeunes femmes ou encore de faciliter l’intégration des jeunes sur le marché de l’emploi. En Europe du Sud-Est, l’orientation professionnelle et l’offre de stages pratiques sont renforcées; au Burkina Faso, les jeunes en fin de scolarité peuvent faire un apprentissage; au Salvador, où la violence est omniprésente, des perspectives professionnelles pour les jeunes sont développées.

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Le travail décent

Le travail décent est un droit humain et un facteur-clé dans la lutte contre la pauvreté. Afin que la mondialisation bénéficie à toutes et tous, Solidar Suisse développe des projets qui améliorent les conditions de travail.